01 Août 2018

BY: admin

Psychologie de l’adulte

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La Périnatalité

« Qu’est-ce que la périnatalité ?

La périnatalité est le domaine clinique qui s’intéresse à ce qui se passe autour de la naissance.

Domaine ou champ clinique

La périnatalité comporte donc le champ de l’obstétrique de la grossesse et de l’accouchement mais aussi de la naissance prise comme événement et des relations précoces parents-enfant. Enfin, le champ périnatal implique aussi parfois, précocement, la clinique de l’infertilité.

Professionnels impliqués

Les professionnels impliqués dans la périnatalité relèvent à la fois du domaine médical et paramédical ainsi que psychologique.

  • Médical, en tant que médecins : gynécologues obstétriciens et spécialistes de la procréation assistée, pédiatres, psychiatres

  • Paramédical, en tant que sages-femmes, kinésithérapeutes, haptonomes, infirmiers pédiatriques ou exerçant dans des unités de maternité simples ou d’"intensive care" (lorsque la grossesse est à risque ou que l’enfant est né prématurément)

  • Psychologues et sexologues, pour les relations d’accompagnement simple et psychothérapeutiques

  • À ces domaines cliniques, s’ajoutent aussi de nouveaux types de praticiens, non reconnus ceux-là : doulas, sophrologues, coachs….

Public concerné

Les personnes susceptibles de consulter des spécialistes en périnatalité constituent un public assez large comportant des parents, des futurs parents ou des candidats à la parentalité.​​ 

Si l’on constate évidemment une demande importante des femmes (on pense aux « dépressions post-partum »), il n’en demeure pas moins que la demande émane également des pères (anxiété, troubles des conduites, troubles addictifs, couvade, dépression).

Les équipes médicales ou sociales (unités de maternité ou pédiatriques, crèches… par exemple) sollicitent également les psychothérapeutes de la périnatalité lorsque des difficultés semblent apparaître chez des mères ou des pères (anxiété importante,​​ accordage difficile avec les besoins du nouveau-né, risque supposé pour l’enfant en cas de négligence et/ou de maltraitance du nouveau-né…).​​ 

Pourquoi consulter ?

Voici quelques situations fréquentes donnant lieu à des consultations périnatales :

  • Une situation d’infertilité prolongée, rendant particulièrement présente la question de devenir (un jour) parent, ses implications douloureuses sur les relations de couple et sur la sexualité, sur l’image de soi devenue déficitaire, sur la crainte de rester « manquant » de l’enfant tant attendu

  • Un désir d’accompagner la grossesse, de préparer à la naissance, à l’allaitement

  • Une demande (psychothérapeutique ou non) d’aide dans les relations d’attachement au bébé nouvel arrivé

  • Une demande de suivi de couple quand naissance rime avec bouleversement pour les parents

  • Un « deuil périnatal » : il arrive aussi, en effet, que des psychologues soient sollicités par l’équipe médicale dans le cadre d’une IMG (intervention médicale de grossesse visant un avortement thérapeutique), d’une IVG simple impliquant une difficulté ou préventive, d’une fausse-couche (précoce ou tardive) ou en cas de décès infantile (après la naissance, syndrome de mort subite) ; les parents eux-mêmes étant parfois bien sûr à l’origine de la demande

  • Une naissance prématurée d’un enfant relève également du champ périnatal, aussi bien au niveau pédiatrique que psychologique pour les parents généralement peu préparés à l’éventualité d’une naissance survenant trop tôt et à ses conséquences neurologiques ou fonctionnelles pour l’enfant comme narcissiques ou affectives pour les parents

  • Des naissances multiples, exigeant des parents une adaptation particulièrement importante à tous niveaux (risques pendant la grossesse et après la naissance, risque couplé avec des naissances généralement prématurées, fatigue, anxiété, problèmes socio-économiques)

  • Une grossesse non planifiée ou non préparée dans un contexte à risque

  • Après un déni de grossesse

  • Un diagnostic anté-natal ou post-natal d’une anomalie foetale

  • Des complications médicales survenant lors de la grossesse ou de l’accouchement impliquent parfois des difficultés psychologiques pour la mère pouvant, en outre, menacer la relation affective avec l’enfant quand il​​ a été question d’un risque vital pour l’un ou les deux partenaires de la dyade mère-enfant

  • Enfin, les épisodes de « baby-blues » ou de dépression pré- ou post-partum modérée ou sévère en sont une illustration supplémentaire. » »

16 Juil 2018

BY: admin

Psychothérapie corporelles

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Fibromyalgie : la double peine

Un diagnostic par élimination
Si les douleurs et la fatigue sont communes à tous les patients, les autres symptômes diffèrent d’un malade à l’autre, rendant plus complexe encore le diagnostic. « Avec la fibromyalgie, il n’y a que des cas particuliers ! » explique le Dr Jean-François Marc. « Depuis 2010, pourtant, il existe un certain nombre de critères qui permettent aux médecins de déceler la présence de ce syndrome. » La première étape consiste par exemple à éliminer toutes les autres maladies susceptibles d’avoir pour symptômes des douleurs diffuses.
« Je suis atteinte de fibromyalgie depuis de nombreuses années – au moins 15 ans ! – mais je n’ai été diagnostiquée qu’il y quatre ans », raconte Christoun. « Je ne suis pas du genre à me plaindre, et les rares fois où je l’ai fait, les médecins me répondaient « Moi aussi, madame, j’ai mal au dos ! » ». Cette fin de non-recevoir, de nombreux patients l’ont essuyée avant d’être enfin pris au sérieux. « Cela faisait des années que je parlais de mes douleurs, explique Kinou, mais les médecins me répondaient “On croirait entendre un patient de 75 ans. Mais ceux-ci arrivent encore à bécher leur jardin !” ».
Pour Argane, ce manque de reconnaissance est parfois plus douloureux que la maladie elle-même : « Les douleurs sont pénibles, mais le plus dur, c’est d’être entendu. Par les proches, les collègues, et surtout par le corps médical non spécialisé et la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. » En effet, la maladie a longtemps eu la réputation d’être purement psychosomatique. « La douleur n’est pas prise en compte, et ça, c’est insupportable ! » s’insurge la jeune femme. « Nous sommes, pour le moment, perçus comme des hypocondriaques, et c’est une grande injustice. »
Facteur psy : l’œuf ou la poule ?

Psychosomatique, la fibromyalgie ? Pas si simple. « La fibromyalgie n’est assimilable à aucune maladie psychiatrique caractérisée », précise le Dr Charley Cohen, rhumatologue et auteur de La Fibromyalgie, un état douloureux enfin reconnu et pris au sérieux . Pour autant, dans 30% des cas, les patients fibromyalgiques sont également traités pour dépression.
C’est le cas de Kinou : « Je suis allée consulter un psychiatre car j’avais trop de douleurs, de fatigue et de mauvaises pensées. Mais dès mon premier rendez-vous, j’ai demandé à mon psy s’il était possible que ma condition physique soit à l’origine de ma dépression. Peu de temps après, j’ai été diagnostiquée fibromyalgique. »
« On ne peut pas résumer la fibromyalgie à un symptôme dépressif », insiste néanmoins le Dr Marc. « A force de souffrir, de ne pas être reconnu, cela peut conduire à un alitement dépressif, si bien que certains patients ne luttent plus contre la maladie, ils la subissent ». La dépression serait donc un symptôme de la fibromyalgie, et non le contraire.
« Une douleur qui devient chronique engendre des perturbations sur la vie familiale, professionnelle, affective… » renchérit le Dr Cohen dans son ouvrage sur la fibromyalgie. « Elle finit par retentir sur le psychisme du patient et peut provoquer alors des troubles dépressifs. A son tour, la dépression réactionnelle entretient ou majore la douleur. C’est la spirale infernale. »
Dépressif ou non, pour le Dr Marc, il est intéressant d’inviter le patient à creuser dans son enfance pour y trouver des réponses : « Le patient a la solution, bien souvent ! », explique-t-il. « Tant qu’on ne fait que du traitement symptomatique et superficiel, on permet aux patients de mieux vivre avec ses douleurs, mais on ne règle rien ».
La guérison est possible

Beaucoup de facteurs restent donc inconnus, mais la recherche progresse. « La fibromyalgie serait un dérèglement des voies de la douleur, dû sans doute à un gros stress durant l’enfance, voire la vie prénatale » avance le rhumatologue. « La partie du cerveau qui gère le stress serait alors traumatisé, et plus tard, à l’âge adulte, le corps ne serait plus en mesure de répondre au stress de façon correcte. »
Autre difficulté pour le médecin et son patient : le choix du traitement. La première réponse au syndrome est pharmacologique. Les douleurs sont en effet soulagées grâce à des antalgiques et des antidépresseurs (non pour traiter la dépression mais pour agir sur les neurones qui gèrent la douleur). Puis à chaque symptôme, sa réponse pharmacologique. Là encore, « il n’y a que des cas particuliers » souligne le Dr Marc. La seconde partie du traitement est thérapeutique et peut différer, là aussi, en fonction du patient : cure thermale spécialisée, physiothérapie, sophrologie, programme dédié… « J’ai d’abord essayé la balnéothérapie », raconte Brigitte, diagnostiquée fibromyalgique depuis trois ans. « C’était très bien, mais insuffisant. J’ai ensuite fait une cure à Barbotan (voir encadré), et c’était une excellente expérience. J’y ai découvert le Qi Qong et la sophrologie. Grâce à un stage de Qi Qong avec le dr Liu Dong, j’ai retrouvé le sommeil. » Brigitte a également testé l’acupuncture, l’ostéopathie crânienne, la méditation en pleine conscience et même le hammam ! »

Dans notre centre:

Sophrologie : Brigitte Ghilain
Psychologie adulte – Thérapie systémique brève : Lise Moïses
Médecine Chinoise – Soins corporels pour la fibromyalgie : Brigitte Ghilain
Groupe de parole sur la Fibromyalgie: groupes@centredepsychologietdemieuxetre.be

01 Mai 2018

BY: admin

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Le remboursement des soins psychologiques actuellement

La consultation ambulatoire d’un psychologue ou d’un psychothérapeute n’est pas compris dans l’offre de base de toutes les mutualités. Certaines remboursent effectivement une partie via l’assurance santé complémentaire qu’ils offrent à leurs membres.
En raison de cet accord, les mutualités peuvent donc décider de rembourser l’assistance psychologique et de fixer les conditions d’octroi. La disparité dans les modalités de remboursement entre les différentes mutualités est donc importante.
Les variations s’entendent sur les champs suivants :
 - Le groupe cible visé par le remboursement
 - Le type d’accompagnement psychologique ou de psychothérapie
 - Le montant remboursé par séance
 - Le nombre de séances
 - Les critères auxquels un psychologue ou un psychothérapeute doit répondre. Donc de plus en plus de mutualités se basent sur l’inscription à la Commission des Psychologues comme condition du remboursement. D’autres indiquent que le prestataire de soins doit avoir suivi une formation complémentaire en psychothérapie.

28 Fév 2018

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Psychothérapie corporelles

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La sophrologie: une aide pour gérer les tensions avant une intervention

Un nouveau témoignage sur l’efficacité de la sophrologie caycédienne sur le stress avant une opération chirurgicale. Une technique utile autant pour le praticien, qui évoque, ici, son expérience, que pour l’ensemble du personnel et pour les patients.

Le Dr Thibault Ludot, chirurgien et urologue raconte comment et pourquoi il fait appel à la Sophrologie Caycédienne pour la préparation de ses patients et de ses équipes au bloc opératoire avant l’intervention. En effet, il a remarqué que la prise en charge des patients sur le plan émotionnel lors de l’annonce d’un diagnostic ou d’une opération à venir était inexistante. Je vois les modifications psychologiques apportées par la sophrologie notamment sur le plan relationnel avec des patients nettement moins stressés. Evidemment, avoir des patients plus détendus permet d’éviter d’éventuelles situations de conflits avec le personnel. Un patient moins stressé arrive plus confiant au bloc opératoire, souligne le médecin.

Une manière plus sereine d’aborder les soins et l’intervention pour toute l’équipe soignante, les praticiens comme les paramédicaux, et ce, même si clairement on n’a pas l’habitude de ce genre de pratique. La confiance entre les différents membres du personnel est accentuée, ils paraissent plus soudés. Le chirurgien note une harmonie plus importante et surtout un calme intérieur contre lequel on n’a pas a lutter. Il est clair que lors d’une opération, le praticien a beaucoup de choses à gérer : son propre stress, celui du patient et celui du reste de l’équipe. D’où l’intérêt de ce travail de sophrologie pour lever ces tensions et ainsi lui permettre d’effectuer son travail en toute quiétude.

Dans notre centre: Sophrologie: Brigitte Ghilain