01 Nov 2021

BY: Claire Thielen

Psychologie de l’adulte

Au-delà des causes médicales bien connues, on néglige trop souvent les facteurs psychologiques dans l’analyse étiologique de la maladie. Ceci est dommageable puisque ces derniers peuvent dérégler le fonctionnement des gènes qui empêchent la genèse de cancers. Des études en psycho-oncologie démontrent que de nombreux diagnostics ont été posés suite à une période de grande anxiété, de stress chez les patients.

La non-communication des sentiments, des émotions, des souffrances, des peurs, etc., très souvent à la suite d’un évènement traumatisant comme une agression, une rupture, un deuil, un chômage brutal, etc., favorise la propagation du cancer.

S’ils ne sont pas exprimés, les affects peuvent être refoulés et engendrer un conflit psychologique violent. Le psychisme alors fragilisé favorise l’apparition de manifestations physiques ou de certaines pathologies, comme
le cancer.

On constate également que les personnes souffrant d’un état dépressif, accablées par un manque de confiance en elles, ont davantage de risque de développer un cancer.

Ces différents éléments prouvent à nouveau qu’il est aussi nécessaire de prendre soin de son corps que de son bien-être psychique. Outre l’importance d’être aligné avec soi-même en signe de prévention de la maladie, tout traitement médical proposé à la suite d’un diagnostic doit intégrer un suivi psychologique afin de prendre en considération l’implication du psychisme dans le déclenchement de la maladie.

Guider les patients vers un autre regard, intégrant de manière globale le corps et le mental, contribue à tracer les chemins de rémission.

Tant en termes de prévention qu’en cours de traitement, je ne peux que conseiller le recours à l’aide psychologique, quelle qu’elle soit.

 

Claire Thielen – Psychologue clinicienne et formatrice en psychologie